Depuis très longtemps je me suis toujours interrogé sur l’omniprésence des phénomènes contradictoires dans le système relationnel des gens. Et ce mouvement se renforce au fil du temps au point qu’il est devenu un comportement majeur chez les personnes, depuis la plus petite enfance jusqu’à un âge très avancé. Un premier constat qui ne me semble pas contestable mais qui de toute façon fera l’objet d’un avis contradictoire est le suivant : dès qu’une personne adresse une opinion à quel qu’un, ce dernier répondra au mieux par une remarque complémentaire et le plus souvent par un avis contraire. C’est ce que l’on appelle l’esprit de contradiction. On a ce besoin permanent de s’affirmer en disant le contraire de ce qui vient d’être dit. C’est se mettre en situation de contestation. J’avais été marqué par le principe philosophique qui démontre que deux thèses sont toujours présentes dans un schéma démonstratif. C’est le processus dialectique qui se résume à thèse et antithèse, pour parvenir à la synthèse, à savoir la conciliation de deux thèses opposées.
Les oppositions manifestes sont le lot des relations sociales et humaines entre enfants ou adolescents contre leurs parents et inversement, comme les relations dans le couple, dans le sport, dans les jeux. Bref, dans toutes les situations de la vie privée et professionnelle. Toutes communautés n’existent que par leur opposition à une autre. C’est vrai en politique, dans l’enseignement, les religions, la concurrence commerciale, les médias, le voisinage etc…
Une expression est à peine émise ou écrite que surgit aussitôt l’opinion ou les opinions contradictoires. Là où s’exprime le plus ces phénomènes de contradictions c’est en politique. Dès que plusieurs personnes sont réunies, chacune veut faire entendre sa voie.
Pourquoi cette universalité de la contradiction ? Je crois que le phénomène vient d’une évolution des comportements sociaux qui ont subi la domination, le pouvoir, la séduction, le matraquage oral, l’éducation, l’enseignement, le prosélytisme, les déclamations, les professions de foi, les discours, les articles de presse, toutes ces situations où l’expression part de façon unilatérale d’un émetteur vers un récepteur sans qu’au préalable l’émetteur ait été à l’écoute du récepteur. Je m’explique. Tous nos comportements privilégient d’imposer notre point de vue d’abord avant de connaître le point de vue d’autrui. Exemple : le vendeur qui vous propose un article est persuadé de savoir exactement ce que vous voulez alors que vous ne vous êtes même pas exprimé. Conséquence, l’émetteur ou le vendeur propose blanc alors que le récepteur ou l’acheteur veut jaune. Il y a alors contradiction, ou opposition.
Plus on se trouve dans un contexte de contradiction, plus on est contre, plus s’installe la controverse. Alors tous les contournements sont permis. Naissent les conspirations, les contestations pouvant même provoquer physiquement des convulsions (réaction du corps qui s’oppose à son environnement). C’est ainsi que nous sommes peu ou prou tous des contradicteurs à un moment ou à un autre dont une majorité en on fait leur comportement quotidien. Si je parle le premier pour m’imposer ou imposer quelque chose je provoque une opposition et donc une contradiction.
Si cette analyse ne vous convient pas, vous pouvez bien sûr, être contre et démontrer le contraire. Dans ce cas vous allez démontrer que la plupart des gens, dont vous-même, êtes pour la concertation, et donc faits pour vous entendre en cherchant en permanence la conciliation. Cela signifie que vous mettez en œuvre des rapports de compatibilité et privilégiez la consultation préalable. Certain vous rétorqueront qu’être toujours d’accord peut signifier être en position de faiblesse.
Ne pas s’opposer, c’est baigner dans la concordance, on connait la conduite à tenir pour atteindre le « consensus omnium ». Sans aller jusqu’à la condescendance, on aspire à une bonne contribution mutuelle, afin de vouloir que les pôles opposés convergent. Bref c’est l’harmonie conviviale ou le convenu quotidien. Les antagonismes sont voués aux enfers pour laisser place à la conversion dans un esprit de confraternité.
En conclusion, parce que notre système social privilégie les mouvements du haut vers le bas (top down), de plus fort vers le plus faible, du plus gueulard vers le plus timide, du supérieur sur l’inférieur, de l’intellectuel sur l’illettré, il se développera inexorablement des mouvements inverses et contradictoires.
Que l’on soit toujours pour (c’est rare) ou toujours contre (c’est plus fréquent), l’esprit de contradiction alimente inlassablement notre état d’esprit. Enfin, avez-vous remarqué que la description des phénomènes d’opposition ou de rapprochement fait appel à beaucoup de termes commençant par con. Dans ce cas mon billet est peut être con. Non au contraire me répondrez vous !
Les oppositions manifestes sont le lot des relations sociales et humaines entre enfants ou adolescents contre leurs parents et inversement, comme les relations dans le couple, dans le sport, dans les jeux. Bref, dans toutes les situations de la vie privée et professionnelle. Toutes communautés n’existent que par leur opposition à une autre. C’est vrai en politique, dans l’enseignement, les religions, la concurrence commerciale, les médias, le voisinage etc…
Une expression est à peine émise ou écrite que surgit aussitôt l’opinion ou les opinions contradictoires. Là où s’exprime le plus ces phénomènes de contradictions c’est en politique. Dès que plusieurs personnes sont réunies, chacune veut faire entendre sa voie.
Pourquoi cette universalité de la contradiction ? Je crois que le phénomène vient d’une évolution des comportements sociaux qui ont subi la domination, le pouvoir, la séduction, le matraquage oral, l’éducation, l’enseignement, le prosélytisme, les déclamations, les professions de foi, les discours, les articles de presse, toutes ces situations où l’expression part de façon unilatérale d’un émetteur vers un récepteur sans qu’au préalable l’émetteur ait été à l’écoute du récepteur. Je m’explique. Tous nos comportements privilégient d’imposer notre point de vue d’abord avant de connaître le point de vue d’autrui. Exemple : le vendeur qui vous propose un article est persuadé de savoir exactement ce que vous voulez alors que vous ne vous êtes même pas exprimé. Conséquence, l’émetteur ou le vendeur propose blanc alors que le récepteur ou l’acheteur veut jaune. Il y a alors contradiction, ou opposition.
Plus on se trouve dans un contexte de contradiction, plus on est contre, plus s’installe la controverse. Alors tous les contournements sont permis. Naissent les conspirations, les contestations pouvant même provoquer physiquement des convulsions (réaction du corps qui s’oppose à son environnement). C’est ainsi que nous sommes peu ou prou tous des contradicteurs à un moment ou à un autre dont une majorité en on fait leur comportement quotidien. Si je parle le premier pour m’imposer ou imposer quelque chose je provoque une opposition et donc une contradiction.
Si cette analyse ne vous convient pas, vous pouvez bien sûr, être contre et démontrer le contraire. Dans ce cas vous allez démontrer que la plupart des gens, dont vous-même, êtes pour la concertation, et donc faits pour vous entendre en cherchant en permanence la conciliation. Cela signifie que vous mettez en œuvre des rapports de compatibilité et privilégiez la consultation préalable. Certain vous rétorqueront qu’être toujours d’accord peut signifier être en position de faiblesse.
Ne pas s’opposer, c’est baigner dans la concordance, on connait la conduite à tenir pour atteindre le « consensus omnium ». Sans aller jusqu’à la condescendance, on aspire à une bonne contribution mutuelle, afin de vouloir que les pôles opposés convergent. Bref c’est l’harmonie conviviale ou le convenu quotidien. Les antagonismes sont voués aux enfers pour laisser place à la conversion dans un esprit de confraternité.
En conclusion, parce que notre système social privilégie les mouvements du haut vers le bas (top down), de plus fort vers le plus faible, du plus gueulard vers le plus timide, du supérieur sur l’inférieur, de l’intellectuel sur l’illettré, il se développera inexorablement des mouvements inverses et contradictoires.
Que l’on soit toujours pour (c’est rare) ou toujours contre (c’est plus fréquent), l’esprit de contradiction alimente inlassablement notre état d’esprit. Enfin, avez-vous remarqué que la description des phénomènes d’opposition ou de rapprochement fait appel à beaucoup de termes commençant par con. Dans ce cas mon billet est peut être con. Non au contraire me répondrez vous !

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1 commentaires:
Non au con-traire ! Ah la vache :
belle humeur aujourd'hui !
Ma nature est d'être dans la con-ciliation, peut-être parce que je ne suis qu'une "faible" femme con-centrée sur les apaisements via les con-s'il y a bulle... ?
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