dimanche 22 juin 2008

SUSPENSION DU BLOG

"bonnes vacances"

Plusieurs raisons me conduisent à suspendre "Marc de Fabrique". D'abord l'approche de la période des vacances qui a toujours pour conséquence une baisse de la fréquentation des visiteurs, ensuite, la parution prochaine de mon premier ouvrage " Dégustations spirituelles dans les vignes d'Alsace" à partir du 12 juillet, et enfin une réflexion sur la façon de réorienter la présentation et les orientations de ce blog.

Je vous prie donc de m' excuser pour cette suspension momentanée.

N'hésiter pas à vous rendre sur mon blog "Images de Marc" pour suivre mes séries journalières de six photos, ainsi que sur mon site "Santovino" pour découvrir le monde du vin à ma façon.....

Je vous dis à bientôt. Marc






dimanche 8 juin 2008

LA BAISSE ET LA HAUSSE, CE N'EST PAS DU BIDON.

Comme le temps passe ! Il y a plus de trente cinq ans, on découvrait le 1er choc pétrolier et on nous annonçait des lendemains qui déchantent. Nous, les français, on n’avait pas de pétrole, mais côté idées, on faisait le plein. Comme tout le monde, je ne sais pas où sont passés depuis ce temps là, les idées. Et cela me perturbe !

Il est clair que le pétrole va se raréfier, et c’est pour cela qu’il augmente tant. Aujourd’hui, on n’a ou on n’aura toujours pas de pétrole, mais ce sont les manifestations corporatistes, les palabres et l’impuissance des dirigeants qui ont remplacé les idées de l’époque. Alors, comme tout le monde je suis perturbé.

D’une part il y a ceux qui sont contre tout ( le bioéthanol, les voitures électrique, les éoliennes, le redémarrage du charbon, l’énergie des marées etc…). et ceux qui n’acceptent pas les hausses et qui réclament depuis trente ans, des aides, des subventions, des ristournes, des exonérations et qui n’ont jamais changé leur mode de fonctionnement!

D’autre part, je trouve que la hausse continue du brut a un côté positif, car elle va enfin nous obliger à repenser notre système de consommation des énergies, revoir les moyens de transport les plus économiques et nous faire enfin prendre conscience collectivement de notre gaspillage éhonté. ( je parle des pays les plus nantis qui pensent qu’il n’y a qu’eux qui doivent se partager les richesses de la terre).

Avec tout cela, on a complètement perdu de vue que le chômage baisse toujours après 25 années de hausse. Aussitôt, on rétorquera que le pouvoir d’achat baisse aussi. C’est pourquoi je suis perturbé.

Je crois que le fait qu’il y ait des hausses et des baisses nous perturbe. Alors avec la baisse actuelle des températures et la hausse du réchauffement climatique, il y a comme qui dirait, de la perturbation. Je suis sûr qu’en ce moment, comme moi, vous êtes aussi perturbé. Car hausser le ton, ne sert à rien et baisser les bras, ce n’est pas mieux.


NB : c’était mon clin d’œil à Thibaut qui participe à Rome, du 9 au 11 juin au congrès des entreprises liées aux activités pétrolières.

vendredi 6 juin 2008

NOUVELLE ORIENTATION

Bonjour,
Pour des raisons de temps et d'inspiration, je renonce à rédiger chaque semaine un billet d'humeur. Mais je n'abandonne pas le principe de la complémentarité des deux Blogs. Aussi à compter du 8 juin, je publierai la photo de la semaine. Cette photo cherchera à représenter le mieux "ma marque de fabrique" tout en soulignant un fait ou une humeur de la semaine.
Un lien sera publié en date de chaque dimanche sur mon blog "Images de Marc";
Merci de continuer à visiter ce Blog qui pourra toujours évoluer selon mes humeurs du moment;
amicalement. Marc

samedi 31 mai 2008

UNE FÊTE DES VOISINS ORIGINALE


On m'a rapporté le fait suivant, qui mérite d'être signalé. Le 27 mai à Genève dans le quartier des ambassades vers le siège de l'Unesco, se situe la Mosquée de Genève (voir photo). Et bien, la communauté musulmane de Genève a eu l'heureuse idée d'inviter tous les résidents voisins à venir visiter la Mosquée et partager une collation composée de produits orientaux. Une façon de faire preuve d'ouverture. En somme, il faut aller en Suisse, pays considéré comme assez xénophobe, pour imaginer une telle manifestation de sympathie. Jamais la mosquée n'aura connu autant de monde et surtout autant de genevois de souche ou d'adoption en cette fin d'après midi consacrée à la fête des voisins.

Petit bémol: nous sommes à cinq jour de l'organisation en Suisse,le 1er juin, d'un important référendum sur le durcissement des règles pour limiter l'immigration dans cette belle Helvétie.

Bon dimanche et à bientôt.

dimanche 18 mai 2008

JUSTE UN MOT... MOROSE,IL EST VRAI

Je suis devant ma page blanche et ne sait quel sujet aborder. Pourtant mon esprit est encore rempli des souvenirs de nos randonnées à Tenerife. Je viens aussi de relire pour la dernière fois la maquette de mon ouvrage qui va vraisemblablement sortir en juin. (Voir article du 4 mai);

Si je parcours les journaux, les derniers évènements sur l’actualité sociale me laissent pantois, particulièrement les manifestations de fonctionnaires qui en terme de prise de conscience de la situation économique sont encore accrochés à des combats vieux de 40 ans. La conduite politique de la France m’attriste. La désintégration des partis me décourage. Ne surnagent que les pouvoirs médiatiques qui profitent du vide généralisé pour jouer les grands donneurs de leçons. A part cela le niveau d’émotion à propos de la catastrophe humanitaire en Chine n’atteint pas celle qu’a soulevée le passage contesté de la flamme olympique. Il y a des manifestations contre la hausse des prix alimentaires partout dans le monde, mais c’est le festival de Cannes qui fait la une.

Le scandale du non retrait ou du maintien des OGM (allez savoir) et qui fait les gorges chaudes des intellectuels de tout bord est beaucoup plus important pour notre débat public que ces millions d’êtres humains qui crèvent de faim. Le monde perd la tête et ma tête a le vertige.
Je sais qu’en écrivant ces lignes je ne fais absolument pas œuvre de salubrité encore mois de charité. J’alimente tout simplement la morosité qui nous entoure. Aussi, je vais tenter de réfléchir plus positivement pour proposer prochainement sur ce Blog des lignes plus fraiches, plus radieuses, plus sereines, plus belles, plus encourageantes et pourquoi pas plus amusantes. Ce sera pour moi un véritable défi.

cordialement

A dimanche prochain.

dimanche 4 mai 2008

DEGUSTATIONS SPIRITUELLES DANS LES VIGNES D'ALSACE



Je suis heureux de vous annoncer la parution prochaine ( juin 2008) de mon premier ouvrage sur l'histoire du vignoble alsacien au travers de l'association des saints et des vins.



Merci d'en parler autour de vous et surtout n'hésiter pas à prendre contact auprès de l'éditeur:

en allant sur son site: Do Bentzinger




Vous pouvez aussi souscrire et/ou passer commande en copiant le bon ci dessous :


voir mon site : Santovino.com et cliquez sur le lien "Nouveauté"

voir mon Blog : Imagesdemarc.net en date du 5 mai 2008

Je vous remercie d'avance pour votre soutien.





dimanche 27 avril 2008

BIENVENUE CHEZ LES CH' TIS (4)


Dernier episode.
Lundi 20 août 1984
L’après midi de ma première journée de travail

Avant de commencer la visite de l’usine, on me présenta l’assistante sociale. En vingt minutes sans que je puisse intervenir, elle me brossa un tableau sur la misère en milieu ouvrier. Je me suis très vite rendu compte en effet, qu’elle espérait de ma part une « révolution sociale» dans l’approche et le traitement des cas sociaux. Prétextant du rendez vous avec le chargé de l’accueil et des stages en vue de la visite du site, je l’ai laissée à ses espérances du moment.

La tête un peu dégarnie et rehaussée de lunettes, habillé d’un costume velours, malgré son âge qui abordait la retraite, il paraissait plein d’allant. Tout sourire, il me conduisit dans son bureau pour aussitôt m’expliquer qu’autre fois il était en charge des embauches et qu’aujourd’hui, compte tenu des circonstances, son rôle se cantonnait à réceptionner une partie des collaborateurs venant du site en cours de fermeture. Il me précisa ensuite, qu’il se faisait un plaisir de me promener dans les ateliers et services pour que je prenne conscience du déclin d’un site qui fut il y a quelques années le fleuron de la chimie française du Nord. Commençait alors le parcours interminable de la visite des ateliers et des présentations de circonstance. Quelques rencontres dignes des grandes figures des contes légendaires ne manquèrent pas de m’impressionner. Comme la carrure de géant à la barbe noire qu’était celle de l’agent de maîtrise des ateliers nitriques qui m’obligeait constamment à pencher la tête en arrière pour le dévisager. Il y avait également le chef de service de la comptabilité, un grand rouquin qui me faisait penser à ces conquérants venus des lointains pays du Nord. Lorsque vint la visite des Moyens Centraux, je fus impressionné par le nombre de machines qui occupaient l’espace de l’immense salle où s’afféraient des ouvriers penchés tels des adorateurs d’idoles. Les photos de dames très dévêtues ne m’avaient pas échappé dans les bureaux des contremaîtres, jusqu’à cet énorme calendrier à faire rougir le moins innocent des garçons du secteur.

Au moment où nous allions passer le pont qui enjambait la Deûle ( rappelez vous, le film : « la vie est un long fleuve tranquille ») , les feux se sont mis au rouge et le pont s’éleva en l’air pour laisser passer une immense péniche sur laquelle aboyait à l’avant un « quien ». Une fois le pont rétabli en positon horizontale, nous pouvions reprendre le cours de notre visite. Après l’escalade de l’atelier ammoniaque entre colonnes, tuyaux et passerelles, nous pûmes avoir quelques échanges avec des opérateurs de la salle de contrôle qui fixaient avec intensité leurs écrans de contrôle. J’ai pu observer le retard technique de ces installations par rapport au site d’où je venais, lorsque je voyais opérer des « rondiers encreurs ». Leur rôle consistait à remplir les réservoirs des petites plumes à encre des appareils de mesure … Nous sommes passés aussi à proximité du stade de l’usine. Mon accompagnateur m’expliqua qu’il avait longtemps servi aux entrainements du célèbre coureur de demi-fond : Michel Bernard, ancien collaborateur de l’usine! (cela ne nous rajeunit pas !)

Passé, le château d’eau qui est ce que l’église est au village, nous arrivions à la sortie sud de la première usine, côté Saint-André . Mon accompagnateur m’expliqua que la visite à la maison du chef des gardes était incontournable. En effet, ici, le chef des gardes a son domicile dans l’usine ; Une fois les salutations de courtoisie faites à Madame, nous eûmes droit au café. Le chef des gardes, sortait d’un long arrêt maladie et avait des difficultés à marcher. Sa silhouette d’ailleurs laissait supposer que notre homme devait souffrir d’un sérieux diabète. Je me rappelle qu’ensuite la conversation porta sur l’avenir du parc immobilier de l’usine. Il y avait bien un projet de désinvestissement total des logements d’ouvriers qui allait faire partie des objectifs de votre serviteur.
On laissa notre hôte à sa quatrième tasse de café réchauffé sans sucre, pour emprunter durant 300m la rue située sur la commune pour atteindre le troisième poste de garde de l’unité la plus récente appelée TDI.

Dans cette unité moderne, vieille de cinq ans, on fabriquait un produit intermédiaire pour mousse polyuréthane ( le tridiisocianate). Je n’ai pas retenu grand-chose des explications du chef de service hormis qu’il s’agissait d’une unité sous haute surveillance compte tenu des tonnes de produits manipulés comme le chlore, l’ammoniaque, le cyanure et j’en passe. Et tout cela à quelques mètres des cités ouvrières. J’ai vite compris que le Nord s’affranchissait facilement de certaines contraintes. GD, le jeune chef de service à la tête de cet énorme ensemble sortait de l’école de chimie de Lille et allait très vite démontrer que dans le nouveau contexte du Groupe RP, son avenir était plein d’espoir.

Expliquer ce qui se passa ensuite relève d’un détail que j’ai totalement oublié. On approchait de la fin de l’après midi, ma tête était noyée de noms aux consonances nordistes et belges.
En revenant sur nos pas, MD se montra toujours aussi courtois et insistait avec beaucoup de condescendance sur les bienfaits de notre future collaboration sans omettre au passage quelques petits coups de griffes sur certains des personnages croisés au cours de cette interminable journée.
Après m’avoir laissé au pied « des grands bureaux », je me suis alors précipité dans mon bureau, non sans avoir demandé à la secrétaire le minimum de fournitures pour commencer décemment à remplir mon tout nouveau rôle de DRH. La porte fermée derrière moi, je me suis affalé sur ma chaise style saloon, pris un cahier qui allait devenir mon journal de bord pour noter les principaux points qui auront marqué ma journée et qui se résumaient aux constats suivants.
Outre les objectifs que m’avait fixé la direction générale, à savoir de réduire les effectifs de 800 à 600, tout en intégrant une centaine de salariés du site de Wattrelos et ce en quatre ans, je devais négocier le passage du statut social de Kuhlmann à celui de RP. J’avais également pris conscience que j’avais à imposer mon jeune âge à une équipe de direction qui s’approchait de la retraite, à convaincre mon chef du Personnel de se charger des plans sociaux tout en sachant qu’il était également concerné par la mesure de départ. S’ajoutait le désinvestissement de plus de 300 logements ouvriers dont certains étaient voués à la démolition (les plus proches de l’usine), d’autres vendus au personnel. De régler une cinquantaine de cas sociaux dont trente alcooliques invétérés. Plus quelques actions ponctuelles qui allaient s’annoncer à mesure que les semaines allaient arriver.

Lorsque je repris la voiture qui était à nouveau garée au pied des grands bureaux, l’heure était déjà fort avancée. Le passage dans les rues attenantes se déroulait comme si j’assistais à un film noir des années d’après guerre. Et dire qu’il fallait revenir dès demain matin. Quand je suis arrivé à la maison, les enfants jouaient dans le petit jardin qui se situait entre les deux corps de bâtiments. Ils me sautèrent au cou aussitôt le portail de la grille franchi. Cet à cet instant que j’ai compris qu’il y aurait pour moi deux vies dans le Nord : celle avec ma famille et celle à l’usine.
En effet, quatre ans plus tard, lorsqu’il eu fallu quitter le Nord, ma famille et moi-même avons pleuré nos amis et nos voisins. Côté professionnel, j’avais atteins mes objectifs et j’étais heureux de partir. En effet, ma nouvelle mutation sur Paris allait effacer le souvenir de l’usine de La Madeleine-les-Lille.